Nouvelle taxe sur l'habillement rapide et bon marché en France
Comme au Pays Basque nord, la nouvelle taxe sur l'habillement rapide et bon marché est entrée en vigueur ce mardi dans l'ensemble de l'État français. Cette mesure affectera notamment les grandes plateformes asiatiques, telles que Shein, Temu et AliExpress, et le gouvernement français appliquera dès aujourd'hui des taux de pénalité allant de 0,50 à 12 euros par produit.
L'objectif est de promouvoir une industrie textile plus durable et de freiner la consommation de masse à utiliser et à jeter.
Quelles variables détermineront cette taxe ?
La taxe sur chaque vêtement sera déterminée par deux variables : le nombre de vêtements commercialisés et le coût deleur réparation. Ce deuxième point évaluera la disponibilité des services de réparation offerts par les marques, ainsi que le rapport entre le prix de vente du produit et la limite de référence fixée pour ces réparations.
Lorsque les prix sont si bas qu'il n'y a plus d'incitations à réparer les vêtements, le supplément s'appliquera automatiquement. Ainsi, cette année, il faudra payer une taxe de 50 cents pour les sous-vêtements, 2 euros pour les t-shirts, et 9 euros pour chaque jean.
Formellement, et afin de garantir le principe de non-discrimination, cette mesure n'est pas spécialement destinée aux entreprises asiatiques, mais à celles qui utilisent des pratiques à cet effet ; mais, dans la pratique, les grandes plates-formes chinoises seront les principales victimes.
Le gouvernement français travaille avec les institutions européennes à l'extension de cette mesure ou d'une mesure similaire à l'ensemble de l'Union européenne, comme il l'a fait pour l'impôt sur les petits paquets , qui contiennent généralement des produits textiles envoyés de Chine.