Les membres du PKK quittent la Turquie et se dirigent vers le nord de l'Irak, faisant avancer le processus de paix
Le Parti des travailleurs du Kurdistan a également demandé des "progrès" au gouvernement turc, y compris les lois nécessaires pour assurer la réinsertion sociale des membres du PKK et permettre leur participation aux processus politiques et démocratiques. Le président turc Erdogan rencontrera mardi une délégation du DEM.
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a annoncé ce dimanche le retraitde tous ses combattants en Turquie, dansle cadre du processus de paix engagé entre le gouvernement turc et le groupe armé.
Avec deux grandes photos du dirigeant historique emprisonné à Abdulá Ocala derrière eux, des dizaines de membres du PKK se sont présentés lors d'une conférence de presse dans le nord de l'Irak pour affirmer qu'ils font "des pas d'importance historique" vers "la paix et une société démocratique" : "Nous retirons toutes nos forces de la Turquie parce qu'elles représentent un risque de conflit à l'intérieur des frontières turques et sont vulnérables à d'éventuelles provocations", a déclaré Sabri Ok, membre du Conseil exécutif, dans un message lu aux médias.
Dans cette déclaration, le PKK avertit que les mesures prises jusqu'à présent par le gouvernement turc sont "insuffisantes".
L'exécutif turc a constitué une commission parlementaire chargée de définir la base juridique du processus de paix et espère maintenant que cette commission, à l'exception d'un parti nationaliste , à laquelle participent tous les autres partis parlementaires, proposera les mesures législatives attendues par les guérilleros.
Pour le moment, les responsables politiques du PKK qui n'ont commis aucun crime étudient les possibilités de retour au pays et de retour à la vie civile Turquie, tandis que les dirigeants du PKK envisageraient de se répartir dans plusieurs pays.
Le gouvernement turc lie également ce processus de paix à l'abandon de la lutte armée par les milices kurdes YPG et à leur entrée dans l'administration de Damas, qu'il considère comme étroitement liée au PKK.
Dans ce contexte, il s'agit d'un geste politique important en vue de la réunion prévue mardi prochain entre le président islamiste turc Recep Tayyip Erdogan et une délégation du parti de gauche kurde DEM.
L'Irak craint des problèmes de sécurité
Les représentants du gouvernement turc ont apprécié l'annonce du PKK, mais les autorités irakiennes se méfient du déplacement des combattants kurdes.
La Commission des relations extérieures du Parlement irakien a averti que ce transfert constituait une menace pour la sécurité nationale et pourrait conduire le pays à des conflits régionaux.
La présence du PKK dans les monts Qandil en Irak a longtemps été source de tensions avec la Turquie, qui poursuit ses attaques transfrontalières contre le groupe et qui a récemment prolongé ses opérations militaires de trois ans.
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