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Le Gouvernement espagnol rencontrera les partenaires sociaux pour négocier l'augmentation du salaire minimum interprofessionnel

L'année 2026 a démarré avec le même montant que l'année 2025, c'est-à-dire que le salaire minimum est de 1 184 euros, divisé en quatorze paiements.

MADRID, 09/09/2025.- La vicepresidenta segunda y ministra de Trabajo y Economía Social, Yolanda Díaz, este martes durante el Pleno del Congreso de los Diputados en Madrid. EFE/ Borja Sánchez-Trillo
La ministre du Travail, Yolanda Diaz, sur une image d'archives d'EFE

Le Ministère du Travail et de l'Economie Sociale a convoqué ce mercredi 7 janvier, à 9 heures, les partenaires sociauxpour négocierl'augmentation du salaire minimum interprofessionnel (SMI) de 2026. Cette augmentation aura un effet rétroactif à partir du 1er janvier.

Ce nouveau rendez-vous intervient à la suite d'une première réunion entre les syndicats, les employeurs et le gouvernement en décembre dernier, au cours de laquelle des positions encore éloignées ont été mises en évidence. Pour le moment, 2026 est également parti avec le même montant que 2025, c'est-à-dire que le salaire minimum est de 1 184 euros, réparti en quatorze versements.

Appel du gouvernement au patronat

Le département dirigé par Yolanda Díaz espère que le patronat changera de position aujourd'hui. C'est ce qu'a déclaré le secrétaire d'Etat au Travail, Joaquín Pérez Rey, qui a lancé un appel en faveur du dialogue social,   et de la révision des chiffres actuellement sur la table.

Le ministère estime que la proposition du patronat est insuffisante puisque l'augmentation du SMI est de 1,5 % au maximum.

Propositions sur la table

Le Secrétaire d'Etat au Travail ne précise pas le montant de l'augmentation et reste prudent quant à la taxation du SMI, en indiquant que la décision sera préalablement examinée avec les partenaires sociaux. Il est clair que le montant de l'augmentation se déplacera selon les paramètres recommandés par le Comité d'experts. Cet organe pose deux scénarios : une augmentation de 3,1 % si le SMI reste exonéré de l'impôt de l'IRPF, ou une augmentation de 4,7 % s'il finit par être taxé.

Cela signifie que le salaire minimum serait porté à 1 221 euros par mois pour quatorze paiements, dans le premier cas, ou 1 240 euros par mois si l'on optait pour le paiement de l'impôt. Le gouvernement a plaidé pour le maintien de l'exonération fiscale, ce qui porterait le point de départ de la négociation à une augmentation de 3,1 %.  

Positions opposées entre syndicats et patrolans

Les syndicats proposent une augmentation initiale de 7,5 % d'ici 2026, portant le SMI à 1 273 euros par mois avant impôts, tandis que les employeurs proposent une augmentation de 1,5 %, se situant à 1 202 euros par mois. Cependant, cette augmentation dépend du respect des règles d'absorption et de compensation du Statut des travailleurs.

L'un des points critiques de la négociation est la réforme des règles d'absorption. Aujourd'hui, le ministère du Travail et les syndicats veulent supprimer la possibilité que les plus-values et compléments absorbent l'augmentation du SMI, décision à laquelle la CEOE s'oppose.

L'accord sera difficile. Ces dernières années, le gouvernement n'est pas parvenu à un accord avec le patronat sur l'augmentation du SMI. La CEOE et Cepyme ont convenu de la hausse pour la dernière fois en 2020. Depuis lors, les augmentations du salaire minimum n'ont été convenues qu'avec les syndicats, une dynamique qui pourrait se reproduire s'il n'y avait pas de progrès à la table du dialogue social.

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