Près de la moitié des infirmières de la CAE affirment avoir subi des commentaires sexistes
Près de la moitié des infirmières et kinésithérapeutes d'Euskadi ont fait l'objet de commentaires vexatoires, selon une enquête du Syndicat des infirmières SATSE. Plus de 85 % des cas ne sont pas signalés. L'étude a été publiée à l'occasion de la Journée internationale pour l'éradication de la violence à l'égard des femmes.
48,45 % des professionnels de la santé déclarent avoir fait l'objet de commentaires ou de blagues sexistes vexatoires. L'enquête fait partie d'une stratégie de sensibilisation sous leslogan "Oui, c'est le cas... c'est le harcèlement" .
Selon SATSE, 25,28 % d'entre eux ont délibérément envahi leur espace personnel et 27,54 % se sont sentis sous-estimés ou traités avec gentillesse. En outre, 22,60 % ont déclaré avoir eu un contact physique non sollicité et 9,60 % ont déclaré ne pas vouloir prendre de rendez-vous ou recevoir des propositions sexuelles, bien qu'ils aient clairement indiqué qu'ils ne le souhaitaient pas.
Le syndicat souligne également que le sexe conditionne le traitement reçu pour 41,67 % des personnes interrogées. Près de 30 % ont entendu des histoires ou des blagues à contenu sexuel dégradant, 25,99 % ont reçu des regards suggestifs, 21,61 % ont voulu toucher ou toucher et 20,06 % ont reçu des appels à caractère sexuel.
Malgré cette réalité, 85,54 % des situations n'ont pas été communiquées au centre et n'ont pas été dénoncées, souvent pour méconnaissance des protocoles (44,39 %) ou pour manque de confiance dans l'efficacité des protocoles (30,61 %).
Face à ces données, SATSE réclame des conditions de travail adéquates pour prévenir le harcèlement sexuel et le strict respect des plans d'égalité et des protocoles de détection et de dénonciation précoce, ainsi que l'assistance et les conseils aux victimes. Le syndicat souligne la nécessité de continuer à sensibiliser les institutions, les entreprises et la société afin d'éradiquer la violence au travail et demande que ce type de harcèlement soit inclus comme risque psychosocial dans les évaluations des risques professionnels.
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