Zelenski demande des "garanties de sécurité solides" pour des élections ou un référendum
Les dirigeants européens ont soutenu le président ukrainien avant de rencontrer le président de la Maison Blanche en Floride et le Canada lui a promis une aide de plusieurs millions de dollars pour la reconstruction du pays.
Le président ukrainien Volodimir Zelenski a confirmé samedi les « lignes rouges » contenues dans le projet de plan de paix S, un jour avant de rencontrer le chef de la Maison Blanche, Donald Trump, en Floride.
"Bien sûr, il y a aujourd'hui des lignes rouges pour l'Ukraine et le peuple ukrainien", a-t-il déclaré, en référence à la question territoriale ou à la centrale nucléaire de Zaporiyia.
Zelenski a indiqué qu'avant de prendre une décision, il s'adressera aux Ukrainiens, car le "dernier mot" leur appartient, et il le fera par référendum ou par "quelques modifications juridiques", comme il l'a indiqué sur le réseau social X.
Dans ce contexte, il a insisté sur le fait que la demande « la plus importante » de Kiev est que les garanties de sécurité soient solideset protégées et que, dans les circonstances actuelles, « la tenue d'élections ne sera pas possible ».
« Le ciel doit être sûr et la sécurité doit être garantie sur l'ensemble de notre territoire afin de pouvoir organiser des élections ou un référendum », a-t-il souligné, tout en défendant la présence d'observateurs internationaux sur tout le territoire, y compris dans les zones occupées par la Russie.
Entretiens avec les dirigeants européens
Après ces déclarations, Zelenski a eu des conversations téléphoniques avec plusieurs dirigeants européens, dont la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, qui l'ont soutenu avant la réunion en Floride.
« Nous saluons tous les efforts qui mènent à notre objectif commun : une paix juste et durable qui protège la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine et renforce les capacités de sécurité et de défense du pays en tant que partie importante de la sécurité de notre continent », a déclaré von der Leyen.
Le président de la Commission européenne a assuré que "d'ici 2026, la Commission européenne continuera à faire pression sur le Kremlin, continuera à soutenir l'Ukraine et travaillera dur pour l'aider à rejoindre l'UE".
Pour sa part, Costa a confirmé que le soutien de Bruxelles "ne va pas s'affaiblir" et a défendu "la paix et la reconstruction", affirmant que "une Ukraine forte et prospère est une garantie fondamentale de la sécurité de l'UE".
L'UE a assuré qu'elle continuait à travailler "en étroite coopération" avec les Américains pour "parvenir à une paix solide et durable" et a salué les mesures prises contre la Russie, y compris le blocage à long terme des actifs souverains russes et les sanctions.
L'aide millionnaire du Canada
Pendant ce temps, le Canada fournira 2,5 milliards de dollars canadiens (1 827 millions de dollars américains ou 1 552 millions d'euros) à l'Ukraine afin que Kiev obtienne 8,4 milliards de dollars de prêts du FMI.
L'annonce de l'aide a été faite par le Premier ministre canadien Mark Carney, à l'issue d'une rencontre avec le président ukrainien Volodimir Zelenski à Halifax, au Canada.
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