Le gouvernement espagnol lance une réforme constitutionnelle pour protéger le droit à l'avortement
Le gouvernement devra obtenir le soutien du PP pour la réforme constitutionnelle. En outre, il demandera à trois communautés autonomes gouvernées par le PP de créer des registres d'objecteurs de conscience pour l'application de la loi.
Une manifestation pour le droit à l'avortement à Madrid. Photo : Europa Press
Le gouvernement espagnol a mis en place ce mardi des mesures pour garantir le droit à l'avortement, soit par le biais de la réforme constitutionnelle, soit en demandant à trois communautés autonomes gouvernées par le PP de créer des registres d'objecteurs de conscience pour l'application de la loi.
Le Conseil des ministres a lancé ce mardi une réforme visant à garantir le droit de la Constitution à l'interruption volontaire de grossesse, qui nécessitera le soutien du PP.
Le gouvernement sait qu'il ne sera pas facile de faire avancer la réforme de la Constitution, comme l'a reconnu la ministre de l'Égalité, Ana Redondo, car il faudra trois cinquièmes du Congrès et du Sénat, de sorte que seul le vote favorable du PP permettrait d'introduire l'avortement dans la Constitution.
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a rappelé que Feijóo a défendu à plusieurs reprises le droit à l'avortement et a espéré que la réforme de la Constitution sera soutenue par les populaires lorsqu'elle arrivera au Congrès, car ils ne devraient avoir "aucun problème, ni politique, ni intellectuel".
Lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil des ministres, la Ministre de l'égalité a exprimé le souhait que le PP "soit à la hauteur de ce défi et s'associe à la défense des droits des femmes" et s'est engagée à "rechercher le dialogue" et "la convergence des volontés" pour y parvenir.
Après l'annonce de la réforme ordinaire de la Constitution, à savoir l'article 43 du droit à la santé, le dirigeant populaire ne s'est pas prononcé, bien que ces derniers jours, lorsque la question a été soulevée, il se soit opposé à une réforme constitutionnelle.
Ce lundi même, le dirigeant du PP a souligné que son parti avait une position "très claire" sur l'avortement, car il a rappelé qu'au cours des dernières décennies, l'avortement est légal et que cette prestation est intégrée dans le domaine de la santé et pleinement intégrée dans l'ordre juridique.
Cependant, la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, est intervenue ce mardi et a insisté sur le fait qu'il n'y aurait pas de "liste noire" de médecins dans sa communauté, en référence au registre des empêcheurs requis par la loi sur l'avortement.
Réforme ordinaire de l'article 43
Pour garantir l'avortement, la proposition de réforme de la Constitution est ordinaire et modifie l'article 43 relatif au droit à la santé.
Concrètement, une nouvelle section, la quatrième, reconnaîtra le droit des femmes à l'interruption volontaire de grossesse et obligera les pouvoirs publics à garantir cette prestation dans des conditions d'égalité effective pour tous les citoyens.
« Le droit des femmes à l'interruption volontaire de grossesse est reconnu. En tout état de cause, l'exercice de ce droit sera garanti par les pouvoirs publics, dans des conditions d'égalité effective, ainsi que la protection des droits fondamentaux des femmes » est le texte proposé pour la réforme de la Constitution.
La proposition est parvenue au Conseil des ministres après des négociations approfondies entre le PSOE et Sumar. Tôt le matin, le membre du gouvernement socialiste s'est dit préoccupé par la formule choisie et a averti que la simple mention de l'avortement dans la Constitution ne servirait à rien et pourrait même présenter des risques.
En fin de compte, les deux parties se sont mises d'accord sur un texte que Sumar considère comme un point de départ et qui, selon Redondo, reprend toute l'interprétation que la Cour constitutionnelle a faite jusqu'à présent de l'avortement.
Une fois convenu, le gouvernement l'a transmis au Conseil d'État qui doit rendre sa décision dans un délai de deux mois. C'est une étape indispensable avant que le texte ne parvienne au Congrès pour examen au Parlement.
Demandes à Madrid, Aragon et Baléares
Parallèlement à ces premiers pas vers l'introduction du droit à l'avortement dans la Constitution, et face aux réticences de certaines communautés gouvernées par le PP, le ministère de la Santé a adressé une demande formelle à la Communauté de Madrid, à l'Aragon et aux Baléares pour qu'elles procèdent à un registre des objecteurs de conscience de l'avortement, comme le prévoit la loi.
Si, dans un délai d'un mois, le Département de la Santé ne reçoit pas de réponse, il engage une procédure judiciaire pour qu'un juge les y oblige.
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