Le gouvernement basque sur l'affaire Anboto : "Nous respectons la législation pénitentiaire. Il faut distinguer le bruit de la vérité
Jour de la sortie de la prison Soledad Iparragirre. Photo : EFE
La première vice-présidente et conseillère en culture et politique linguistique, Ibone Bengoetxea, a défendu les décisions du gouvernement basque concernant la politique pénitentiaire, niant que des "décisions arbitraires" soient prises, soulignant que nombre d'entre elles ont été ratifiées par les juges. Dans des déclarations à Radio Popular, elle a affirmé que "le bruit etla vérité doivent être séparés "et a souligné que l'exécutif autonome se bornait à" faire respecter la législation pénitentiaire ".
Ces déclarations font suite à la décision finale de l'Audience nationale qui a décidé de ne pas appliquer le régime de semi-liberté prévu à l'article 100.2 du Règlement pénitentiaire à Soledad Iparragirre Anboto et Juan Ramón Carasatorre, tous deux condamnés par le passé pour appartenanceà l'ETA.
Bengoetxea explique que de telles décisions sont des actes administratifs susceptibles de recours et rappelle que, bien qu'en l'espèce le juge de la surveillance pénitentiaire n'ait pas confirmé la mesure, il s'est déjà joint aux décisions du gouvernement.
Bengoetxea a également critiqué le "bruit intéressé" qui, à son avis, est utilisé pour éroder le gouvernement ou renforcer les positions extrémistes. Elle a en outre mis en garde contre l'augmentation des "extrémismes et populismes", tant dans l'ensemble de l'État que dans la politique basque.
Réaction du PP et inquiétude de Sare
De l'opposition, Javier de Andrés, président du Parti Populaire du Pays Basque, a demandé la démission de la conseillère en Justice, Maria Jesús San José, pour avoir "violé la loi" en accordant un traitement de faveur aux prisonniers de l'ETA.
Selon De Andrés, la décision judiciaire montre que les politiques du gouvernement basque impliquent une "amnistie déguisée", ce qui est lié aux accords conclus entre le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, et EH Bildu.
Pour sa part, l'association de défense des droits des prisonniers Sare a exprimé sa "préoccupation et son désaccord "avec la décision judiciaire car, selon elle, elle est motivée par des raisons politiques plutôt que juridiques, des décisions qui, à son avis, se rapprochent de la logique de la" vengeance "et critiquent l'utilisation de la douleur des victimes comme argument.
En revanche, l'association des victimes Covite a soutenu cette décision, affirmant que le Gouvernement basque a rectifié des mesures "qui n'auraient jamais dû être prises". Selon le collectif, la législation pénitentiaire est en train de se déformer pour faciliter la semi-liberté des prisonniers de l'ETA sans remplir les conditions légales.
Ça pourrait t'intéresser
Le Parlement basque rejette les réformes législatives du PP contre les armes blanches
Les populaires n'ont bénéficié que du soutien de Vox. Les autres groupes ont voté contre, ont reproché au PP d'utiliser la sécurité de manière populiste et lui ont rappelé que les réformes législatives qu'il planifie ne relèvent pas de la compétence des communautés autonomes.
Gimeno assure qu'il n'y aura pas de réduction des classes de trois ans sur le réseau public de Navarre, mais bien sur le réseau concerté
La conseillère en éducation du gouvernement de Navarre nie qu'il y ait eu une "agression contre la langue basque" de la part de son département. Geroa Bai demande que l'on entende "une clameur sociale et politique" et que l'on examine les données dans la concertation pour tenter de garder les salles de classe ouvertes. Le PPN dit que derrière la fermeture des salles de classe concertées "il n'y a pas de raisons techniques" et que "les raisons sont idéologiques".
Mariano Rajoy, surnommé "M.Rajoy" : "Je m'appelle Mariano Rajoy, puis chacun m'appelle comme il veut"
L'ancien président espagnol a témoigné le dixième jour du procès de Kitchen.
Les partis basques n'auront pas à faire la queue pour présider les listes électorales
Désormais, l'ordre de publication sera établi en fonction des résultats obtenus lors des dernières élections dans chaque circonscription, les partis les plus votés étant placés en première position.
Rajoy et Cospedal au procès de Kitchen, la Journée du Livre et la dernière heure de la guerre au Moyen-Orient
Un résumé, en deux mots, de ce que sera aujourd'hui la nouvelle d'Orain.
Rajoy et Cospedal témoigneront aujourd'hui au procès de Kitchen
L'ancien président du gouvernement espagnol et son second comparaîtront aujourd'hui en qualité de témoins à l'Audience nationale et sont donc tenus de dire la vérité.
UPN demandera que la Navarre prenne en charge les permis de travail des migrants
En outre, il proposera d'autres mesures en matière de migration, telles que l'ajustement des aides aux municipalités en fonction du volume de la population migrante, la facilitation de l'homologation des diplômes et la modification des lois nationales pour faciliter le recrutement dans les pays d'origine.
L'Audience Nationale publie des lettres dans lesquelles Iparragirre et Azpiazu expriment leurs regrets
Trois lettres ont été rendues publiques aux victimes, une d'Iparragirre et deux d'Aspiazu. Les anciens dirigeants de l'ETA reconnaissent la douleur causée.
Le Congrès rejette la motion de Podemos demandant un référendum pour sortir l'Espagne de l'OTAN
Entre autres choses, le texte proposé par les violets demandait la cessation de toute activité militaire américaine dans les bases de Rota et de Moron, et l'annulation de la plus forte augmentation des dépenses militaires de l'histoire de l'Espagne.