Les syndicats revendiqueront leur propre SMI, des pensions et salaires "décents" ou le droit au logement lors des mobilisations du 1er mai
ELA et LAB sortiront séparément, comme ESK et LSB-USO, tandis que CCOO et UGT se mobiliseront ensemble. Les partis politiques enverront des représentants à plusieurs de ces appels.
Mobilisation du 1er mai, l'année dernière. EITB
En marge de la Journée internationale des travailleurs, les syndicats rempliront les rues du Pays Basque de revendications le 1er mai. ELA, LAB et ESK réclameront séparément un salaire minimum propre (SMI) de 1 500 euros et des politiques en faveur de la classe ouvrière. La CCOO et l'UGT se mobiliseront ensemble pour défendre les salaires, le logement et la démocratie en tant que droits fondamentaux. ESK et LSB-USO ont également lancé des appels d'offres.
Manifestations de ELA à Pampelune et Bilbao
Le syndicat ELA, dont la principale revendication est un salaire minimum propre de 1 500 euros, a souligné qu'il continuerait à lutter pour cette demande. "Jo ta ke hemen erabaki arte" a appelé les travailleurs à sortir dans la rue pour demander le transfert de cette compétence, et ademandéau président Imanol Pradales d'en assumer la responsabilité .
Il a également critiqué le comportement du patronat Confebask, qu'il considère comme "de plus en plus éloigné" de la réalité de la société basque.
ELA organisera les principales mobilisationsde la journée à Bilbao (Sacré-Cœur) et à Pampelune (Monument aux morts) à partir de 11h30.
Sous le slogan "Jo ta ke hemen erabaki arte", ELA revendiquera un salaire minimum propre de 1 500 euros le 1er mai
LAB lance 26 appels
Par ailleurs, le syndicat LABdemandera trois mesures concrètes lors des 26 manifestations qu'ila organisées à travers le Pays Basque sous le slogan "Langileok eragin", telles que le droit au logement, des services publics de qualité et des salaires et pensions décents.
Selon LAB, le patronat, comme ce fut le cas avec la crise financière, la pandémie et la guerre en Ukraine, tentera de "faire payer la facture de la guerre au Moyen-Orient par la classe ouvrière, en augmentant les prix et en attaquant l'emploi et les conditions de travail". Hor, LAB exprimera fermement son message contre la guerre.
LAB a organisé des manifestations dans six capitales du Pays Basque : Bayonne (11 heures, Sainte-Ursule), Bilbao (12 heures, Zabalburu), Donostia (12 heures, place Easo), Gasteiz (12 h 30, place de la Province), Pampelune (12 heures, place du Château) et Mauléon (11 heures, kiosque).
LAB demandera des mesures pour garantir une "vie digne" en matière de logement, de services publics, de pensions et de salaires
UGT et CCOO, ensemble
UGT et CCOO revendiqueront le rôle du syndicalisme face à l'instabilité internationale et aux discours haineux. Sous le slogan « Droits, pas tranchées. Salaires, logement et démocratie », ils appellent les citoyens à remplir les rues de Bilbao, Donostia et Gasteiz.
Les mobilisationsauront lieu dans les trois capitales basques : à Bilbao, à 11h30, du Sacré-Cœur ; à Saint-Sébastien, à 12h00, d'Alderdi Eder ; et à Vitoria-Gasteiz, à 12h00, de la place de la Vierge Blanche.
ESK sort dans les capitales
Par ailleurs, le syndicat ESK a appelé à des mobilisations dans les quatre capitales du Pays Basque Sud sous le slogan "Capitalisme, lutte contre l'impérialisme !" Le syndicat dénoncera "l'appauvrissement" de la classe ouvrière et réclamera un SMI de 1 500 euros.
Les mobilisations auront lieu à 11h30 à Bilbao (Gran Vía, 56), à 12h00 à Saint-Sébastien (Musée San Telmo) et Pampelune (Place de l'Ail), et à 12h30 à Vitoria-Gasteiz (Palais Europe).
LSB-USO, à Bilbao
Enfin, le syndicat LSB-USO a lancé ce premier mai un appel à "humaniser l'emploi" pour lutter contre le renchérissement de la vie et le problème du logement. Ils affirment qu'aujourd'hui, avoir un emploi ne garantit pas de vivre dignement.
Il organisera une manifestation à Bilbao, à 11h45, à partir des jardins d'Albia.
Partis politiques lors de manifestations
Comme les années précédentes, les partis politiques enverront des représentants à nombre de ces mobilisations.
EH Bilduparticipera aux appels des syndicats LAB, ELA, Steilas, CCOO et UGT. La représentation la plus représentative sera celle qui se déroulera à LAB de Donostia, où seront présentes la porte-parole du Congrès, Mertxe Aizpurua, la secrétaire et parlementaire du Programme, Nerea Kortajarena, et la porte-parole de Gipuzkoa, Maddalen Iriarte.
Dans le cas duPSE-EE, le secrétaire général Eneko Andueza se joindra à l'appel lancé par CCOO et UGT à Bilbao.
Ence qui concerne Sumar, le député Jon Hernández, le député Lander Martínez et la secrétaire générale Alba García participeront à la marche de la CCOO et de l'UGT, puis Martinez et Garcia se joindront à la mobilisation de l'ESK.
Enfin, une délégation de Podemos Euskadi se joindra aux manifestations convoquées par ESK pour défendre que la lutte ouvrière est « indispensable » face au « progrès réactionnaire et à un système capitaliste de plus en plus agressif ».
EHKS prendra les rues de Pampelune
Le Conseil Socialiste du Pays Basque (CPS) convoque également ce 1er mai. Ils se mobiliseront contre la guerre impérialiste et diront "non à l'OTAN, à l'Union Européenne et au sionisme". Ils proclameront que la classe ouvrière "a besoin de devenir une force internationale".
La manifestation qui aura lieu à Pampelune partira à 12h30 de la place des taureaux.
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