Sous le slogan "Jo ta ke hemen erabaki arte", ELA revendiquera un salaire minimum propre de 1 500 euros le 1er mai
Le syndicat a critiqué l'attitude de Confebask, "de plus en plus éloignée de la société basque", et a demandé à Pradales de "miser sur son propre salaire minimum".
Le secrétaire général de l'ELA, Mitxel Lakuntza, à droite, et la secrétaire générale adjointe, Amaia Muñoa, lors de la présentation du 1er mai.
Le syndicat ELA, qui revendiquera le 1er Mai un salaire minimum propre de 1 500 euros, a averti qu'il ne rejetterait pas cette demande. Il se mobilisera sous le slogan "Jo ta ke hemen erabaki arte" à l'occasion de la Journée du Travailleur, demandant le transfert de cette compétence, et a demandéau président, Imanol Pradales, de l'assumer.
Ce lundi, la secrétaire générale Mitxel Lakuntza et son adjointe Amaia Muñoa ont fait part de cette position. Ils ont également critiqué le comportement du patronat Confebask, estimant qu'il "est de plus en plus éloigné de la réalité de la société basque".
Selon ELA, le patronat renonce non seulement à la négociation, mais aussi à sa position politique. "Ce n'est pas seulement qu'ils refusent de s'asseoir avec les syndicats, c'est aussi leur position politique. Confebask n'a pas montré de position contraire à l'impérialisme, aux guerres et à la primauté des intérêts économiques.
Manque de volonté, pas d'obstacles juridiques
Les responsables syndicaux ont expliqué qu '"il n'y a pas d'obstacle juridique" à l'établissement d'un salaire minimum propre, car cela peut se faire par le biais de conventions. Le problème, selon eux,est"le manque de volonté" et ils ont dénoncé que "Confebask veut maintenir la précarité".
D'autre part, Lakuntza s'est également adressé au gouvernement basque pour lui demander de "se positionner en faveur d'un salaire minimum de 1 500 euros" eta appelé "les partis EH Bildu et PNV à faire de cette question une priorité dans leurs négociations avec Madrid".
L'ELA souligne que la question est particulièrement importantecar« la majorité des bénéficiaires du salaire minimum sont des femmes qui souffrent des situations de précarité les plus dures » et souligne les écarts de salaire de 13 % entre les sexes et de plus de 30 % entre les populations locales et les migrants au Pays Basque Sud.
Le pari de la souveraineté
Le syndicat affirme que le salaire minimum propre est directement lié à la souveraineté. Ils estiment que « la proximité de la capacité dedécision permet des politiques plus justes ».
C'est pourquoi ELA a mis au centre "décider ici" pour les mobilisations du Premier Mai.
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