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La Cour européenne des droits de l'homme condamne la France pour ne pas avoir bien traité la sclérose en plaques du prisonnier Ibon Fernandez Iradi

Dans l'arrêt, les juges européens soulignent que le fait qu'il n'y ait pas eu de soins adéquats pour la maladie, condition de son maintien en prison, constitue une violation de l'article de la Convention européenne des droits de l'homme qui interdit les traitements inhumains et dégradants.

Fernandez Iradi, sur une photo d'archives. Photo : Pacificateurs.

La Cour de Strasbourg a condamné jeudi la France pour ne pas avoir traité en prison l'ancien membre de l'ETA Ibon Fernandez Iradi 'Susper', atteint de sclérose en plaques.

Dans l'arrêt, les juges européens soulignent que le fait qu'il n'y ait pas eu de soins adéquats pour la maladie, condition indispensable à son maintien en prison, constitue une violation de l'article de la Convention européenne des droits de l'homme qui interdit les traitements inhumains et dégradants.  Hala précise que cette violation ne signifie pas qu'elle doit être remise en liberté.

Avec la condamnation, la France devra indemniser le détenu : 10 000 euros pour préjudice moral et 11 840 euros pour frais de justice.

Fernandez Iradi (54 ans) est incarcéré depuis son arrestation en France en 2003, où il a été condamné à deux peines de 30 ans et une de 15 ans, bien qu'il ait finalement été réduit à 30 ans, dont 20 à purger en prison.  

En décembre 2012, on lui a diagnostiqué une sclérose en plaques et en mars 2013 il a déposé une demande de suspension de peine pour maladie, ce que la justice française lui a refusé. En octobre 2022, le détenu a finalement accepté son transfert à la prison de Martutene, où il purge sa peine depuis.  

 

 

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