50 ans sans Franco : ce furent les cinq dernières semaines du dictateur
Il y a 50 ans, le 20 novembre 1975, Francisco Franco, le dictateur qui a gouverné l'Espagne pendant près de quatre décennies, est mort à la suite de problèmes médicaux qui se sont manifestés dans les dernières semaines de sa vie.
Il y a 50 ans, le 20 novembre 1975, Francisco Franco, le dictateur qui a gouverné l'Espagne pendant près de quatre décennies, est mort à la suite de problèmes médicaux qui se sont manifestés dans les dernières semaines de sa vie.
En effet, cinq semaines avant le fameux "Espagnols, Franco est mort", le régime n'était pas en bonne santé : il y avait des grèves et des protestations dans les universités, Franco était isolé sur la scène internationale et le Maroc était sous la pression du Sahara...
C'est ce qu' on sait de ses cinq dernières semaines avant la mort du dictateur.
* 12 octobre : début fin
Franco présidera la Journée de l'Hispanité, bien que sa participation se limitera à clore la cérémonie.
* 15 octobre : premiers tests médicaux
Les médecins verront que Franco a eu plusieurs infarctus ces dernières semaines.
* 17 octobre : son dernier Conseil des ministres
Franco, contre l'avis médical, insistera pour présider le Conseil des ministres. Les cardiologues lui injecteront de l'héparine et le garderont surveillé depuis une pièce voisine.
* 20 octobre : maladie grippale et crise cardiaque
On saura que plusieurs audiences ont été annulées et l'agence Cifra diffusera une brève note : "Franco, grippé". La note dit qu'il est presque guéri, mais ce jour-là Vicente Pozuelo, médecin personnel de Franco, demandera au légiste Antonio Piga d'organiser secrètement avec son père, le professeur de médecine légale Bonifacio Piga, une équipe de spécialistes qui doit être prête à embaumer le dictateur.
Ce soir-là, le patient souffrira d'une crise cardiaque très grave , et les médecins retireront du lit le président du gouvernement, Carlos Arias Navarro, avertissant quele chef de l'Etat pourrait être tué à tout moment .
* 21 octobre : première information publique
Arias Navarro, obligé par les médecins, décidera de rendre compte de la maladie de Franco, même s'il ne révélera pas l'ampleur réelle de celle-ci. La Maison Civile du Chef de l'Etat publiera une note : "Dans un processus grippal, le Chef de l'Etat a subi une déficience coronarienne aiguë et évolue correctement, et a commencé sa réhabilitation et entrepris une partie de ses activités habituelles".
* 24 octobre : Le monde informe sur Franco
Les médias internationaux publieront que Franco est en train de mourir.
* 30 octobre : Juan Carlos, chef de l'Etat espagnol
Le prince Juan Carlos prendra par intérim la Direction de l'Etat.
* 3 novembre : nouvelles complications
Franco souffre d'une hémorragie dysgestion massive. Il sera opéré sans temps pour être transféré à l'hôpital. Les médecins qui étaient à El Pardo ce soir-là raconteront plus tard comment l'opération s'est déroulée : la trousse de garde sera activée comme salle d'opération, dans des conditions hygiéniques douteuses, Franco y sera transporté ensanglanté et, au milieu de l'opération, la lumière ira.
* 7 novembre : nouvelle hémorragie digestive
Une nouvelle hémorragie digestive qui amènera Franco à l'hôpital de La Paz, où on lui arrachera une bonne partie de son estomac et il survivra à nouveau.
* 14 novembre : pronostic "très grave"
Ce jour-là, il sera annoncé que le chef de l'Etat souffre d'une péritonite qui l'obligera à subir une nouvelle opération. À 23h30, le "choc endotoxique" sera considéré comme dépassé, mais le pronostic est "très grave".
* 18 novembre : irréversible
Le caudillo souffrira à nouveau d'une hémorragie digestive. Comme l'indique l'équipe médicale conventionnelle, Franco a une respiration assistée, une sédation et il a été décidé de maintenir le corps à une température de 33 degrés.
* 20 novembre : "Franco est mort"
Dernière information : « Le chef de l'Etat, Francisco Franco Bahamonde, est décédé à la Résidence de Santé de la Sécurité Sociale La Paz, à Madrid, le 20 novembre, à cinq heures vingt-cinq minutes de l'après-midi, à la suite d'un arrêt cardiaque, comme dernier incident d'un choc toxique causé par une péritonite », dit le communiqué médical qui met fin aux rumeurs sur la santé du chef.
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