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CRISE MIGRATOIRE
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Le Maroc attribue la crise de Ceuta aux malentendus sur les mafias, la désinformation et les retours

Le ministère marocain de l'Intérieur a fait une première évaluation de l'entrée massive de migrants à Ceuta et a signalé le décès de 11 personnes. Rabat affirme que la situation est due à des réseaux de traite, à des campagnes de désinformation et à une interprétation erronée d'un arrêt de la Cour suprême espagnole.

FOTODELDÍA -   CEUTA, 02/08/2026.- Medios desplegados intentan detener a un migrante este domingo en Ceuta. EFE/Reduán

Un policier migrant pourchasse à Ceuta. Photo : EFE

Le Gouvernement marocain a imputé aux réseaux de traite des êtres humains, à la désinformation et aux malentendus laresponsabilité de la crise migratoire enregistrée par la Cour suprême espagnole à Ceuta à environ  , au cours de laquelle des milliers de personnes ont accédé à la ville autonome depuis les environs du Tarajal.

Dans sa première évaluation publique des faits, le Ministère marocain de l'intérieur a assuré que l'arrivée massive de migrants « n'était pas due à des circonstances soudaines ou à des facteurs circonstanciels », mais au résultat de « l'exploitation malveillante del'espace numérique », de l'activité des mafias et de la diffusion d '« informations trompeuses ».

Selon Rabat, certaines personnes qui onttenté de franchir la frontière ont mal interprété un récent arrêt de la Cour suprême sur les retours, ce qui a révélé qu'il était possible d'entrer sur le territoire européen et d'éviter un retour immédiat.

Le Maroc confirme 11 morts

Selon le Ministère de l'intérieur, 11 personnes ont été tuées au Maroc, dont 10 par asphyxie, et une autre par des blessures causées par la chute d'une zone rocheuse près de Ceuta.

Le Maroc travaille actuellement avec les autorités espagnoles pour déterminer "le nombre réel de personnes concernées", ainsi que leur identité et leur nationalité, afin de compléter les procédures légales, administratives et humanitaires.

Les autorités espagnoles ont confirmé72 décès à ce jour dans la crise migratoire. Si l'on additionne les victimes comptabilisées par le Maroc, le nombre total de morts dépassera 80.

Rabat défend son action dans la crise

Selon le Ministère marocain de l'intérieur, il a agi dès le début avec une « approche proactive et globale », renforçant la surveillance et la présence des services de sécurité et des autorités territoriales.

Selon Rabat, ces mesures ont permis de "contrôler le déroulement des événements, de protéger les vies, de préserver l'ordre public et de garantir les limites", toujours dans le cadre légal et dans le respect du principe de proportionnalité.

En outre, le parquet marocain a ouvert une enquête judiciaire pour faire la lumière sur les faits et déterminer les responsabilités qui pourraient en découler.

Le Maroc revendique son rôle de partenaire migratoire

Dans son communiqué, le gouvernement marocain souligne que la gestion des migrations irrégulières doit être abordée depuis la "responsabilité partagée", la solidarité et la répartition des charges entre les pays.

Rabat a assuré qu'il continuerait à coopérer avec ses partenaires internationaux dans la lutte contre les migrations irrégulières et les réseaux de traite et qu'il maintiendrait les mesures de protection de ses frontières et de sécurité des personnes.

Selon les données fournies par les autorités marocaines, environ 40 000 personnes sont arrivées à la frontière de Ceuta pendant la crise et 1 135 autres ont tenté d'accéder à Melilla, tandis que le gouvernement espagnol a indiqué que la plupart des personnes qui sont entrées à Ceuta sont retournées au Maroc.

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