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Euthanasie
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L'euthanasie sera également légale au Pays Basque nord, après que le Parlement français aura reconnu le droit à la mort assistée

Jusqu'à présent, la loi Claeys-Leonetti adoptée en 2016 permettait une sédation profonde et continue pour les personnes atteintes de maladies terminales et de pronostics vitaux courts. Le projet de loi avait déjà été approuvé à trois reprises par l'Assemblée nationale, mais il a été rejeté par le Sénat à majorité conservatrice. Avec plusieurs modifications et réformes, le vote actuel a été définitif.    

PARIS (France), 15/07/2026.- Screens display the results of the vote, 291 in favor and 241 against, on a bill on the right to assisted dying at the National Assembly in Paris, France, 15 July 2026. (Francia) EFE/EPA/TERESA SUAREZ

Vote de la loi à l'Assemblée nationale.

L'euthanasie sera légale au Pays Basque Nord, après l'adoption définitive ce mercredi par le Parlement français d'un projet de loi garantissant le droit à la mort assistée des adultes atteints de maladies incurables. Ainsi, le débat sur la mesure présentée par le président Emmanuel Macron en avril 2024 et qui a divisé la population arrive au dernier arrêt.  

Le nouveau texte, adoptépar 291 voix contre 241 lors du vote final à l'Assemblée nationale, permet aux patients de prendre des médicaments qui mettent fin à leur vie ; s'ils ne sont pas physiquement en mesure de le faire, un médecin ou une infirmière s'en chargera.

Parmi les critères stricts énoncés dans la norme figurent : être majeur, avoir la nationalité française ou vivre de manière permanente et légale dans le pays ; souffrir d'une maladie grave et incurable qui met sa vie en danger ; être en phase terminale ou avancée etsouffrir d'une souffrance physique qui ne peut être soulagée par aucun traitement ou soins palliatifs  .  

De même, le patient devra exprimer son désir de mettre fin à sa vie "en toute connaissance de cause" et "de manière libre" et "informée", de sorte que la règle exclut les personnes dans le coma ou atteintes de démence.

La loi établit également un protocole spécifique pour l'ensemble du processus, selon lequel le demandeur doit être saisi d'alternatives telles que les soins palliatifs et lui rappeler que le processus peut être interrompu à tout moment, et que le médecin chargé de la demande peut consulter d'autres professionnels dans un délai de 15 jours.

La législation prévoit également l'objection de conscience des professionnels de la santé, mais le médecin qui refuse de suivre le processus doit diriger le patient vers un autre médecin prêt à le faire.

Jusqu'à présent, la loi Claeys-Leonettiadoptée en 2016 permettait une sédation profonde et continue pour les personnes atteintes de maladies terminales et de pronostics vitaux courts. Le projet de loi avait déjà été approuvé à trois reprises par l'Assemblée nationale, mais il a été rejeté par le Sénat à majorité conservatrice. Avec plusieurs modifications et réformes, le vote actuel a été définitif.    

Ainsi, la France, l'Espagne, la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse, ou le Canada et l'Uruguay, entre autres, rejoignent la liste des pays qui autorisent le suicide assisté ou l'euthanasie dans certaines conditions.

Cependant, leConseil constitutionnel  sera examiné à la demande du Premier ministre désigné par Macron, Sebastien Lecornu, qui a des doutes sur certains points contenus dans le texte. Il sera décidé si certaines des clauses contenues dans la norme, telles qu'une période minimale de réflexion de deux jours à compter de la date du consentement à la mort assistée du patient, sont compatibles avec "les principes de liberté et de dignité individuelle".

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