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La famille de Kerman Villate démente l'enquête interne de la mairie de Vitoria-Gasteiz

La famille de la jeune femme assassinée à la suite d'un coup porté par un concierge de la discothèque Mitika de Vitoria-Gasteiz répond aux déclarations du maire Maider Etxebarria qui affirme que la mairie n'a jamais ouvert d'enquête pour faire la lumière sur ce qui s'est passé et demande en outre que la mairie fournisse les documents requis et collabore avec la justice.  

Les parents de Kerman Villate. Photo : EITB

La famille de Kerman Villate, le jeune homme décédé à la suite d'une contusion d'un concierge de la discothèque Mitika de Vitoria-Gasteiz, a diffusé cette semaine un communiqué remettant en question lesdéclarations du maire Maider Etxebarria sur l'action de la mairie dans cette affaire.

Dans une interview accordée mardi dernier à l'émission Boulevard de Radio Euskadi, Etxebarria a déclaré que la mairie avait mené une enquête interne et qu'elle ne ferait plus d'évaluations parce qu'il y avait une affaire judiciaire.

Selon la famille, cette enquête interne « n'a jamais eu lieu ». La note indique que seul un dossier disciplinaire a été instruit à l'encontre de la police municipale qui avait alerté sur la situation à risque dans la discothèque Mitika.

Selon la communication, ce dossier a examiné si le procès-verbal établi par l'agent était justifié et a enquêté sur la fuite présumée du document aux médias, tandis que, selon la famille, «aucune enquête n'a été menée pour faire la lumière sur la situation antérieure et postérieure à la coordination entre le procès-verbal, les agressions et les policiers ».

Ils critiquent également le fait que le maire ait eu recours à la poursuite de l'affaire pour éviter de se prononcer sur le sujet. La famille estime que l'exigence de responsabilité de la mairie relève de la voie administrative et n'a rien à voir avec la procédure pénale qui reste ouverte.

Pour toutes ces raisons, il demande à la Mairie de Vitoria-Gasteiz de rectifier ses affirmations, de collaborer avec la justice et de fournir les documents requis. Selon la plainte, ces informations sont réclamées depuis des mois et leur droit est reconnu. La famille insiste sur le fait que ces documents sont nécessaires pour clarifier l'action municipale concernant les faits.

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