Des groupes antiracistes dénoncent la "répression" dont souffrent les migrants à Ceuta
Des manifestations ont eu lieu à Madrid et à Pampelune pour dénoncer la situation, demander à l'Union européenne de prendre ses responsabilités et critiquer la "violence raciste et coloniale" dont sont victimes les migrants.
Les participants au rassemblement de Madrid. Photo : EFE
Convoqués par des groupes antiracistes, des rassemblements ont eu lieu aujourd'hui dans plusieurs villes de l'État, dont Madrid et Pampelune, pour dénoncer la situation à Ceuta. Les rassemblés ont condamné les « frontières coloniales et racistes » et revendiqué les droits des migrants. En outre, ils ont dénoncé les politiques frontalières de l'Espagne, du Maroc et de l'Union européenne (UE) et les ont tenus responsables de ce qui s'est passé fin juillet.
À Madrid, près d'un demi-millier de personnes se sont rassemblées à la Puerta del Sol (donnée donnée par la délégation du gouvernement espagnol à Madrid), une manifestation convoquée par les groupes Articulation antiraciste, SOS Racisme, Migrantes Transgresorxs et Border Resistance.
Sous le slogan "Pas d'instrumentalisation ni de répression. Assez de violence raciste et colonialiste", ils demandent l'ouverture d' une enquête internationale indépendante sur "toutes les violations des droits de l'homme" survenues à Ceuta.
Selon les organisateurs, les cas de racisme et d'islamophobie ont augmenté de 70 % au cours de l'été. Les mineurs et les membres du collectif LGTBIQ+ ont également mis sur la table la double vulnérabilité , pour lesquels ils ont demandé des abris.
Lors du rassemblement, un espace de mémoire a été aménagé en souvenir des quelque 100 morts à Ceuta, ainsi que des victimes du racisme et de la xénophobie.
Dans la capitale navale, la mobilisation est partie de la place des Merindades, convoquée par la Plateforme contre le racisme. Comment la nécropolitique migratoire des Pays-Bas et demande à l'Union européenne de l'abandonner.
Des affiches sur lesquelles on pouvait lire "Europa Errudun. Stop au génocide" et "Ce n'est pas la sécurité, c'est le racisme", les membres de la plateforme dénoncent que la crise n'est pas provoquée par les personnes qui migrent, mais politique. "La crise a été provoquée par la politique cruelle des frontières, qui détermine quelles sont les vies qui comptent, qui peuvent voyager en toute sécurité et qui doivent risquer leur vie pour cela", condamnent.