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AMENDE DE GOOGLE
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La justice européenne confirme l'amende de 4 125 millions d'euros infligée à Google

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours de Google et condamné la société pour abus de position dominante par le biais du système d'exploitation Android.
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25 April 2024, Hanover: A visitor walks past a Google stand at the Hannover techonlogy fair. Photo: Julian Stratenschulte/dpa



25/4/2024 ONLY FOR USE IN SPAIN
Google a reçu la plus lourde amende de l'UE dans une affaire antitrust. Photo : Europa Press.

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a avalisé ce jeudi l'amende de 4 125 millions d'euros infligée à la multinationale Google pour abus de position dominante par le système d'exploitation Android, la plus élevée jamais imposée dans l'Union européenne dans une affaire antitrust.

Dans son arrêt, la CJUE rejette le recours introduit par  Google et sa matrice, Alphabet, et confirme que la société technologique a imposé des restrictions illégales aux fabricants d'appareils Android afin de renforcer la position dominante du moteur de recherche Google Search et du navigateur Chrome.

La Cour deLuxembourg met ainsi fin à un cas de plus de dix ans  , puisque la Commission européenne a ouvert l'enquête correspondante en 2015 et trois ans plus tard, en 2018, a annoncé une amende de 4 343 millions d'euros.

Quelles sont les clés de l'affaire ?

  • "Accords dedistribution  "entre la société américaine et les fabricants d'appareils mobiles : Les fabricants devaient préinstaller Google Search et Chrome pour obtenir une licence d'exploitation du magasin d'applications Play Store.
  • " Accords anti-scission " : des clauses contractuelles de Google qui conditionnaient les licences Google Search et Play Store au refus des fabricants de vendre des téléphones avec des versions alternatives non autorisées sur Android.
  • "Accordsde partage des revenus  " : les fabricants refusaient de préinstaller d'autres moteurs de recherche sur leurs appareils en échange d'une partie des revenus publicitaires de Google.

La Commission européenne a conclu en 2018 que ces accords étaient "abusifs" et donc illégaux, car ils restreignaient la concurrence au sein du marché unique et réduisaient ou supprimaient la capacité d'autres entreprises à concurrencer Google. Le Tribunal de l'UE a examiné le recours de la multinationale et réduit l'amende à 4 125 millions d'euros, après annulation des aspects liés à la distribution des revenus publicitaires.

Que dit le verdict ?

Dans son arrêt rendu ce jeudi, la Cour de justice de l'Union européenne a validé tous les arguments du premier arrêt, notamment en affirmant que la Cour "aurait pu tenir compte de tout le contexte économique dans lequel elle se trouve, sans qu'il soit nécessaire de procéder systématiquement à un examen de contraste pour démontrer que l'interdiction de l'abus de position dominante n'a pas été respectée".

Il avalise également la conclusion duTribunal sur les conditions de préinstallation et déclare que "la preuve de l'abus de position dominante ne dépend pas dans tous les cas uniquement de la preuve   de la capacité des concurrents efficaces à être expulsés du marché".

Troisièmement, la Cour de justice de l'Union européenne a insisté sur le fait que ce que l'on appelle les "accords anti-scission" "auraient pu limiter les possibilités commerciales des versions d'Androidnon compatibles   afin de renforcer la position dominante de Google ".

Enfin, l'arrêt maintient la qualification d '"infraction unique et continue"  , bien que le Tribunal annule certains aspects liés à la répartition des revenus, les autres abus s'inscrivant dans la même stratégie anticoncurrentielle.  

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