Fujimori se remet devant Sanchez dans la dernière ligne droite du scrutin des élections au Pérou
Avec 98,2 % des procès-verbaux scrutés, Fujimori a obtenu 9 032 651 voix (50,001 %), tandis que Sanchez a obtenu 9 032 000 voix (49,999 %).
La candidate Keiko Fujimori discute avec les journalistes ce mercredi à Lima (Pérou). Photo : EFE/Paolo Aguilar.
La candidate d'extrême-droite Fuerza Popular, Keiko Fujimori, a devancé son rival de gauche, Roberto Sánchez, au second tour des élections présidentielles péruviennes, qui ont eu lieu ce dimanche et qui ont déjà compté 98,2 % des voix.
Selon les données diffusées par le Jury national des élections (HEN), Fujimori a obtenu 50,001 % des voix, dépassant 9,03 millions de suffrages, tandis que le candidat Sanchez, de Juntos por el Perú, a obtenu 49,999 % des suffrages. Ainsi, il n'y a qu' unedifférence de 600 voix entre les deux candidats : l'une des plus disputes électorales du pays ces dernières années.
Dans le décompte effectué dans les jours qui ont suivi le scrutin, Sanchez a obtenu 42 000 voix d'avance, mais à mesure que le décompte des suffrages émis à l'étranger avançait, la situation s'est inversée et le candidat conservateur a pris la tête.
Or, ce résultat n'est pas définitif, car près de 2 % des suffrages n'ont pas encore été vérifiés. La plupart de ces suffrages sont émis à l'étranger, comme les procès-verbaux contestés, et beaucoup d'entre eux sont recueillis à Lima, où Fujimori a également l'avantage.
Les résultats officiels du second tour seront publiés dans environ 30 jours, selon HEN, après l'achèvement des procédures de révision et de règlement des contestations.
Quatrième tentative de Fujimori
Plus de 27 millions de Péruviens, dont 1,2 milliard de résidents étrangers, ont été appelés aux urnes pour élire leur président pour la période 2026-2031, après une décennie marquée par l'instabilité politique.
En cas de victoire, Fujimori obtiendrait la présidence lors de sa quatrième tentative, après sa défaite aux deuxièmes tours de 2011, 2016 et 2021, et apporterait le retour du fujimorisme au pouvoir 26 ans après le départ d'Alberto Fujimori de la présidence.
En effet, le candidat a fondé une grande partie de sa campagne sur la proclamation de l'héritage de son père, qui a occupé le poste entre 1990 et 2000, et sa fille a promis de gouverner comme lui. Ceux qui le soutiennent soutiennent affirment qu'Alberto Fujimori a jeté les bases de la stabilité économique et commerciale qui ont permis la croissance du pays, tout en détruisant les groupes subversifs Sentier lumineux et Mouvement révolutionnaire Túpac Amaru.
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