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Victimes d'abus de la police
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L'association Egiari Zor demande une réforme de la loi sur les abus policiers afin qu'aucune victime ne soit "exclue"

La fondation a transmis au gouvernement basque 500 demandes d'admission rejetées pour traitement tardif.

Una delegación de la fundación se ha reunido este miércoles con Tejeria



REMITIDA / HANDOUT por EGIARI ZOR

Fotografía remitida a medios de comunicación exclusivamente para ilustrar la noticia a la que hace referencia la imagen, y citando la procedencia de la imagen en la firma

24/6/2026
Une délégation de la Fondation a rencontré Tejería ce mercredi. Photo : Egiari Zor

La fondation Egiari Zor a demandé à la présidente du Parlement basque, Bakartxo Tejeria, de renouveler la loi sur les victimes d'abus policiers afin d'éviter que toute personne ayant subi de telles violations des droits de l'homme ne soit "exclue" des mesures de reconnaissance et de réparation.

Le groupe Egiari Zor a tenu ce mercredi une réunion avec Tejeria pour lui faire part de diverses demandes en faveur de la « reconnaissance et de la réparation de toutes les victimes de la violence de l'État », un collectif qui, selon eux, « attend depuis des décennies la justice et la reconnaissance officielle ».

À cet égard, la fondation critique le fait que "plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées sans protection" en dehors du refuge de la norme de la Communauté autonome basque, estimant que les délais fixés àl'époque étaient "insuffisants pour le nombre de victimes à recevoir". Ils regrettent également que la diffusion de la loi ait eu "un parcours limité et difficile" qui a empêché que l'information parvienne à temps pour permettre à de nombreuses victimes de déposer leur demande.

Cadre temporel "arbitraire" et incomplet

Pour sa part, Egiari Zor a qualifié d '"arbitraire" le cadre temporel de la loi (de 1979 à 1999), qui "exclut les cas antérieurs et surtout ceux qui se sont produits depuis 1999, ce qui touche plusieurs milliers de personnes".

Ils ont également expliqué à la présidente du Parlement que certaines violations des droits de l'homme ne sont pas reprises dans le texte actuel, comme celles résultant de la politique de dispersion ou de la "violence indirecte".

Pour toutes ces raisons, ils demandent à Tejeria de faire part aux groupes parlementaires de la "nécessité urgente" d'ouvrir une nouvelle période officielle d'inscription. Ils préconisent une réforme en profondeur qui fasse de la norme un mécanisme global pour "surmonter une fois pour toutes l'asymétrie dont souffrent les victimes de la violence de l'État".

Reconnaissance "complète"

Parmi les demandes concrètes, la Fondation a demandé l'extension ducadre temporel pour que la norme couvre tous les cas qui se sont produits de 1960 à aujourd'hui, ainsi que l'incorporation des recommandations de la Commission d'évaluation, qui a déjà dénoncé les "lacunes" de la loi actuelle.

Selon les données fournies à Tejeria, pendant la période d'ouverture (2019 à 2021), un total de 711 demandes ont été enregistrées, dont 400 ont été officiellement reconnues en Araba, Bizkaia et Gipuzkoa.

Cependant, Egiari Zor a comparé ce bilan au rapport de l'Institut basque de criminologie (IVAC-KREI), qui "documente plus de 4 000 cas de torture uniquement". L'association a signalé avoir déjà reçu 500 demandes hors délai (qui sont transmises chaque mois au gouvernement basque), mais ils ont assuré qu'elles étaient "beaucoup plus".

Enfin, ils avertissent que ces demandes continueront à être collectées de manière non officielle et " ne s'arrêteront pas " tant qu'une loi efficace n'aura pas été mise en place pour garantir la mémoire et la non-répétition de ce qui s'est passé.

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