Feijóo appelle à des mesures "exceptionnelles" face à la crise migratoire, alors que les premières réactions politiques sont arrivées
Le dirigeant du PP a demandé le renforcement de la sécurité à Ceuta, la réforme de la loi sur les étrangers et la comparution de Pedro Sánchez au Congrès. ERC, Vox et IU ont également exprimé leur position sur la crise migratoire.
Les premières réactions politiques à la crise migratoire qui sévit à Ceuta arrivent. Le président du PP, Alberto Núñez Feijóo, accuse le gouvernement d'avoir réagi "avec faiblesse" et demande que des mesures "exceptionnelles" soient prises pour faire face à la situation.
Feijoo demande plus de moyens et des changements juridiques
Le chef du PP a demandé la déclaration de Ceuta comme situation d'intérêt pour la Sécurité Nationale, ainsi que le renforcement de la présence de la Police et de la Garde Civile, avec l'aide de l'Armée, et l'intervention de Frontex.
Il a également plaidé en faveur d'une réforme urgente de la loi sur les étrangers afin d'étendre la renonciation à la frontière aux entrées maritimes et a demandé que Pedro Sánchez se présente d'urgence au Congrès.
Rufian demande un traité d'État
Le porte-parole de l'ERC, Gabriel Rufián, a tenu le Maroc pour responsable de la situation et a dénoncé le "chantage" du régime marocain à l'Espagne et à l'Europe.
Il demande également que la crise migratoire ne soit pas utilisée à des fins partisanes et plaide pour un traité d'État transversal en la matière.
IU dénonce la "provocation" du Maroc
Pour sa part, le porte-parole de l'IU, Enrique Santiago, a dénoncé la « provocation » du Maroc et a plaidé pour le renforcement des forces de sécurité de l'État afin de garantir l'ordre public, tout en appelant à soutenir Ceuta et à prendre des mesures pour alléger la pression sur la ville.
Vox demande l'intervention de l'armée.
Le secrétaire général du groupe parlementaire de Vox, José María Figaredo, a demandé le déploiement de l'armée à Ceuta et le retour des migrants au Maroc. Dans une interview, il a déclaré que tous les migrants devaient être "chassés", un par un, et a déclaré qu'ils étaient "envahisseurs".
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