Agriculteurs et éleveurs protestent aujourd'hui à la frontière de Biriatou
Les éleveurs et agriculteurs du Pays Basque Sud organiseront ce midi une marche de tracteurs sur le péage de Biriatou pour dénoncer l' accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur.
Ils profiteront de la mobilisation convoquée par les syndicats EHNE, ENBA et UAGN pour exprimer, en outre, leur inquiétude face à la question de la dermatose nodulaire contagieuse.
Selon les sources expliquées des organisations organisatrices, les tracteurs partiront en quatre colonnes de différents points de Gipuzkoa : Zarautz (09:00), Andoain (09:30), Urbil (09:45) et Gaintxurizketa (10:15).
Comme l'expliquent les organisateurs,
et pour protester contre la vaccination nodulaire.
çNous travaillons à compléter l'information...
çLes éleveurs du Pays Basque Sud participeront ce jeudi au tracteur qui se déroulera sur le péage de Biriatou, où ils se réuniront pendant deux heures à partir de midi pour dénoncer la "détresse" du secteur à la suite de l'accord commercial du Mercosur.
La mobilisation convoquée par les institutions de la CAE ENBA et EHNE, ainsi que par l'organisation navarre de l'UAGN, servira à exprimer la grande préoccupation des éleveurs de la CAPV et de la Navarre face au progrès de la dermatose nodulaire contagieuse en France.
Des sources des organismes organisateurs ont expliqué à l'EFE qu'environ 25 tracteurs partiront demain, jeudi, en trois colonnes, de différents points de Gipuzkoa, avec l'Ertzaintza, en direction du polygone Zaisa d'Irun.
Les participants se rendront à pied et accompagnés de l'Ertzaintza au passage frontalier de Biriatou où, à droite de l'esplanade, ils se réuniront avec deux tracteurs pour lire un communiqué reprenant leurs revendications.
Les autres véhicules ruraux emprunteront la voie droite de l'autoroute, laissant la voie ouverte sur la gauche, comme l'ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.
Une fois la concentration terminée, les tracteurs retourneront dans les exploitations sur le même parcours, accompagnés de l'Ertzaintza.
Ainsi, les agriculteurs dénonceront le "manque de soutien" qu'ils ressentent face au progrès de la dermatose, les "conséquences désastreuses pour un seul positif" et leur préoccupation pour l'accord EB-Mercosur qui, à leur avis, sera le "point fort" du secteur de l'élevage européen.
Cette protestation, qui entravera "pendant quelques heures" le trafic de l'AP-8, est due aux fortes perturbations de la circulation dans la région suite aux protestations des agriculteurs français. En fait, le passage de Biriatou a dû être complètement coupé par des camions de plus de 3,5 tonnes vendredi dernier et pendant 72 heures.
Les files d'attente kilométriques enregistrées lundi sur l'AP-8 et la N-121 ont causé des "pertes importantes" aux transporteurs, ont assuré les associations Guitrans et Fitrans.
Ces organisations ont jugé "inacceptable" que les mobilisations paysannes françaises aboutissent à l'arrêt de la frontière d'Irun et ont chiffré à "cinq millions de tonnes" les marchandises retenues pendant les trois jours d'interdiction de passage à Biriatou.
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