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Santé mentale
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Comment agir face aux comportements suicidaires : que faire quand la douleur vous envahit ? Et si je voyais la vie d'un proche en danger ?

Le suicide est l'une des principales causes de mort non naturelle au Pays Basque et dans l'ensemble de l'Etat espagnol. C'est un problème de santé publique de premier ordre et une réalité évitable. Comment agir quand la douleur vous atteint ? Que faire si un parent ou un ami a des idées suicidaires ?  

Claves para actuar ante ideas suicidas

Le suicide estun problème majeur de santé publique et l'un des principaux responsables des décès non naturels au Pays Basque et dans l'ensemble de l'Etat espagnol. Au-delà des statistiques, c'est une réalité évitable, car ceux qui souffrent de cette grande douleur émotionnelle ne veulent pas mettre fin à leur vie mais mettre fin à cette souffrance psychologique qui leur est insupportable.  

Quand on parle de prévention et d'aide, le chemin est bidirectionnel. Si je souffre moi-même de cette souffrance émotionnelle, que puis-je faire pour me protéger ? Et si un de mes parents ou amis a besoin d'aide, comment puis-je devenir son sauveur ?

"Je ne peux plus, je ne vois plus d'issue. "Que faire quand la douleur vous envahit ?

Lorsque le malaise émotionnel est insoutenable, la perspective se rétrécit et il semble qu'il n'y ait pas de solution. Nous parlons de ce que l'on appelle la vision tunnel : on est convaincu que l'obscurité est pour toujours. Cependant, les associations basques qui travaillent à la prévention rappellent que cette situation extrême de crise est provisoire. Il existe des stratégies de protection :

  • Expliquer ce que vous ressentez : l' isolement nourrit des idées suicidaires, expliquer ce qui vous arrive à un parent, un ami ou un professionnel de la santé soulage rapidement la pression interne.
  • Divisez le temps en petits intervalles, si vous êtes angoissé de penser à l'avenir, passez en revue l'heure suivante ou les dix minutes suivantes.
  • Éloignez-vous des éléments à risque : ne prenez pas d'alcool ou de drogue, ces substances brouillent le sens, augmentent l'impulsivité et réduisent le contrôle de vos actes.
  • Trouvez un environnement sûr , si vous sentez que vous perdez le contrôle, ne restez pas seul, allez dans un endroit où il y a beaucoup de monde ou demandez à quelqu'un de votre confiance de vous accompagner immédiatement.
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Il ne faut pas sous-estimer les tentatives de suicide, ni les considérer comme des tentatives de manipulation, car cela lui fera croire qu'il est sans défense.

"Je veux l'aider, mais je ne sais pas comment. "Comment être un sauveur actif ?

L'environnement proche est le radar le plus efficace pour détecter les signaux d'alerte. Parfois, la peur d'aggraver ou d'échouer nous paralyse, mais la seule vraie erreur est de ne rien faire.

D'autre part, les tentatives de suicide sont un signe de désespoir extrême. Il ne faut jamais les sous-estimer et ne pas les considérer comme des tentatives de manipulation, car cela lui fera penser qu'il est sans défense. Les associations basques de prévention du suicide nous ont fourni des outils clairs :

  • Demandez-leur directement : bien que l'on pense le contraire, demander clairement ("Avez-vous penséà mettre fin à votre vie ? ") ne pousse personne à rien ; au contraire, c'est un signe que vous vous comprenez, diminue l'anxiété et permet d'échapper à la souffrance accumulée.
  • Écoutez activement et sans juger : évitez les phrases qui méprisent la douleur, comme "si vous avez des raisons de vivre joyeusement "ou "vous devez être fort ".
  • Retirez les moyens nocifs : retirer ou empêcher les médicaments disponibles, les objets pointus, les armes et l'accès aux hauts lieux.
  • Ne gardez pas le secret : si vous détectez un danger réel et imminent, ne promettez jamais de le garder secret.
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Le réseau qui nous soutient : les associations basques

  • Aidatu (Association basque du suicide) : orientée vers la recherche, la formation des professionnels et la diffusion sociale, dans le but de bannir les tabous et d'améliorer les stratégies de prévention dans la société basque.
  • Asafes (Association alavaise des familles et des personnes atteintes de maladie mentale) : offre un service d'accueil complet, des conseils aux familles et, après un essai, une coordination étroite avec le réseau de santé mentale d'Osakidetza.
  • Survivance (Association des proches touchés par le suicide) : elle est composée de parents et d'amis en deuil. Leur travail par l'intermédiaire des Groupes de Soutien Mutuel (EPT) montre que l'aide après la tragédie est indispensable pour compléter et prévenir de nouveaux cas dans le milieu familial.
  • Besarkada (Association navarre des personnes touchées par le suicide) : elle consacre son plus grand effort à la prévention par l'intermédiaire des Groupes d'entraide (EPT). Elle offre aux familles en deuil un espace sûr pour partager leur douleur sans le poids de la stigmatisation sociale, en plus des ateliers de sensibilisation destinés aux citoyens et aux professionnels.
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