Dans les prochaines heures, on saura si la CAF conclut un contrat de 3,5 milliards d'euros avec le réseau ferroviaire belge
Le Conseil d' État belge a annulé la décision du réseau ferroviaire belge (SNCB) d'attribuer à la CAF la fabrication des trains des années à venir pour un montant compris entre 1,7 et 3,5 milliards d'euros.
Le réseau ferroviaire belge a lancé un appel d'offres européen pour un contrat de remplacement de centaines de trains autopropulsés et a reçu trois offres : celle de CAF, celle de Siemens et celle d'Alstom. Après avoir décidé de choisir ce dernier comme "soumissionnaire privilégié", la compagnie française basée en Belgique, Alstom, a introduit un recours devant la Cour qui devrait arriver aujourd'hui.
Bernard Belvaux, directeur général de la filiale d'Alstom au Benelux, a qualifié cette décision de "surprenante" compte tenu du fait que l'entreprise emploie 3 000 personnes en Belgique et que son offre était 100 millions d'euros moins chère que celle de la CAF, selon les médias locaux.
Le ministre de la Mobilité du gouvernement fédéral, Jean-Luc Cruck, a déclaré début mars que les règles européennes applicables aux marchés publics avaient été respectées et que la décision de maintenir la CAF en tant que soumissionnaire privilégié avait été prise à l'unanimité par le comité d'entreprise du SNCB, composé de représentants de tous les groupes politiques du pays.
Les plus grands contrats de la CAF
La CAF peut obtenir l'un des plus grands contrats de son histoire, 3,5 milliards d'euros, puisque le SNCB a été choisi par le service ferroviaire belge comme "preferred bidder" (option privilégiée) pour la fabrication et l'approvisionnement de la nouvelle flotte.
Comme l'a indiqué la CAF dans un communiqué en mars dernier, un éventuel accord prévoit un maximum de 170 000 places d'unités, dont l'engagement initial de base s'élève à 1 695 millions d'euros (50 000 places d'unités) si l'accord devait finalement être conclu.
Cependant, l'exécution complète du contrat POURRAIT atteindre 3,5 milliards d'euros, ce qui en ferait l'un des plus grands de l'histoire de la société.
Le conseil d'administration de la NMBS (Société Nationale des Chemins de Fer de Belgique) a autorisé la poursuite du processus d'achat avec l'entreprise choisie comme « préferred bidder » afin de conclure définitivement l'accord.
En outre, le gouvernement belge a justifié le choix de CAF par le SNCB pour 600 trains, bien qu'Alstom présente une offre moins chère et dispose d'usines en Belgique.
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