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Le procès d'Askabide
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PNV, EH Bildu, PSE et Sumar condamnent la persécution de l'avortement et soutiennent la clinique Askabide

Tous les groupes parlementaires, à l'exception du PP et de Vox, ont publié un communiqué commun condamnant "fermement" ce type de rassemblement et exprimant leur "soutien et solidarité" aux usagers et aux professionnels d'Askabide, "à toutes les femmes qui décident d'exercer leurs droits sexuels et reproductifs" et "à celles qui rendent ce travail possible".

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Le PNV, EH Bildu, le PSE et Sumar ont condamné "les actes et manifestations de harcèlement commis par des groupes ultracatoliques, anti-avortement ou similaires" et ont exprimé leur soutien à la clinique Askabide de Vitoria-Gasteiz, devant le procès qui débutera lundi.

Le tribunal pénal no 1 de Vitoria-Gasteiz prévoit de tenir trois audiences orales (du lundi au jeudi) pour juger 21 personnes qui, il y a trois ans, ont manifesté contre l'avortement devant cette clinique.



Le ministère public les accuse d'un délit de coercition pour lequel il demande cinq mois d'emprisonnement, mais leur propose comme peine alternative d'effectuer des travaux au profit de la communauté pendant 100 jours et de ne pas pouvoir s'approcher de la clinique pendant trois ans.

La défense a demandé l'acquittement, estimant que les rassemblements n'ont pas affecté les usagers et les travailleurs de la clinique, "qui se sont contentés de prier et de montrer des banderoles", dans l'exercice de la liberté d'expression.

Tous les groupes parlementaires, à l'exception du PP et de Vox, ont publié un communiqué commun condamnant "fermement" ce type de rassemblement et exprimant leur "soutien et solidarité" aux usagers et aux professionnels d'Askabide, "à toutes les femmes qui décident d'exercer leurs droits sexuels et reproductifs" et "à celles qui rendent ce travail possible".

Le PNV, EH Bildu, le PSE et Sumar ont dénoncé "la pression exercée depuis des années par ces groupes" et ont affirmé que les manifestations avaient pour "but de les poursuivre" parce qu'ils étaient "conscients" que ces femmes "pouvaient se trouver dans une situation de grande vulnérabilité, tant par la décision prise que par le poids de la procédure".

En effet, selon le dernier rapport de l'Association des cliniques accréditées pour l'interruption de grossesse, 89 % des femmes qui se sont rendues dans l'un de ces centres en 2018 ont été victimes de harcèlement.

C'est pourquoi ils estiment qu'à partir de lundi, "non seulement le harcèlement devant une clinique" sera jugé, mais aussi "les mécanismes mis en place pour garantir le droit des femmes à décider de l'interruption de grossesse".

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