Le PSE-EE demande au Parlement basque de ne pas révéler l'origine des détenus
Selon les socialistes, la publication de ces informations dans les communiqués de presse de l'Ertzaintza favorise le discours du PP et de Vox pour "lier immigration et criminalité". EH Bildu a déposé une motion pour ne pas fournir ces données, mais le PSE-EE a voté contre.
Image archivée d'une arrestation effectuée par l'Ertzaintza.
Le PSE-EEa demandé ce jeudi d' abandonner la décision du Département de la Sécurité de publier dans des communiqués de presse l'origine des détenus, car elle ne fait qu'encourager le discours du PP et de Vox pour "lier immigration et criminalité".
La députée socialiste Mire Gallastegi l'a dit lors du débat sur la motion déposée par EH Bildudemandant au Département de la Sécurité de refuser de fournir des données sur l'origine des détenus.
Toutefois, le PSE-EE n'a pas soutenu la motion par ses votes, ce qui n'a pas abouti en raison de l'opposition de PNV, PP et Vox ; seuls les votes de EH Bildu et Sumar ont été favorables.
Malgré les appels lancés par EH Bildu et Sumar pour faire connaître par leurs votes la position du PSE-EE, Gallastegi a réitéré son rejet de la motion, car son intention est que le Département de la Sécurité "fasse marche arrière et ne gifle pas M. Zupiria au Parlement".
Gallastegi soutient qu'il donne "l'impression" que le changement communicatif consiste à "donner raison à la droite et à l'extrême droite" et, en définitive, "ne donne que ce que veulent le PP et Vox : créer un faux lien entre migration et criminalité et provoquer la xénophobie et la peur".
Pour sa part, la représentante d'EH Bildu Nerea Kortajarena a reproché au PNV de "défendre l'indéfendable sans rougir" parce que ce changement "ne résout rien et ouvre la porte à la manipulation de la droite et de l'extrême droite".
Le porte-parole du PNV, Joseba Díez Antxustegi, a soutenu qu'il s'agissait d'une décision "courageuse" qui répond à une politique de transparence visant à "articuler des politiques qui contribuent à garantir la sécurité".
La populaire Ainhoa Domaica a soutenu la communication de l'origine des détenus et a demandé aux polices locales de le faire également. Elle considère que ce "brusque changement du PNV" répond à la tentative du parti de "couvrir sa gestion désastreuse en matière de criminalité et sa responsabilité dans sa croissance".
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