Les premières mobilisations contre le "sous-financement" de l'UPV ont été "largement suivies"
Les syndicats de l'université publique ont lancé une campagne de mobilisation pour demander au gouvernement basque un "financement nécessaire" et ont demandé à l "équipe du rectorat de maintenir une" position ferme ".
Rassemblement sur le campus de Leioa. Photo : EITB.
Les syndicats LAB, Steilas, ELA et CGT-LKN ont lancé ce lundi une campagne de mobilisation pour dénoncer le "sous-financement"dont souffrel'Université du Pays Basque (UPV/EHU) et réclamer "plus de ressources "pour l'université publique. Ils ont également demandé à l'équipe rectorale de " maintenir une position ferme pour obtenir le financement dont l'université publique a besoin ". La première mobilisation a eu lieu sur le campus de Leioa et, comme l'ont expliqué les organisateurs, a bénéficié d'un"large suivi" .
A l'heure où les budgets basques de 2026 sont sur le point d'être approuvés au Parlement basque, les syndicats ont jugé "indispensable de mettre à nouveau en évidence le sous-financement dont souffre l'université publique". Ils estiment qu'il reste "très loin d'atteindre 1 % du PIB fixé par le LOSU".
D'une part, ils dénoncent la "perte de24,3 % "des salaires du personnel enseignant et chercheur de l'UPV/EHU depuis 2008 et signalent que les compléments qui ont été créés en 2006 pour "rendre les salaires dignes" restent "gelés". Ils critiquent en outre le maintien de "situations de précarité insoutenables". Ainsi, les enseignants qui ont des journées de travail partielles continuent de percevoir entre 400 et 800 euros sans déclarer certaines des activités indispensables qu'ils réalisent. "
D'autre part ,dans le cas des techniciens, de la gestion et du personnel d'administration et de services, ils signalent que la perte de pouvoir d'achat au cours des 15 dernières années a été de18,2 % .
LAB, Steilas, ELA et CGT-LKN soulignent la nécessité de revoir les emplois les moins rémunérés afin de "garantir des conditions salariales décentes et conformes au coût réel de la vie".
Ferme position
D'autre part, ils ont lancé un appel à l "équipe rectorale pour qu'elle "adopte une position ferme pour obtenir le financement nécessaire" pour l'UPV et lui ont rappelé sa "responsabilité de défendre un financement qui réponde aux besoins d'une université publique au service de la société".
De l'avis des représentants des travailleurs, il y a une "négligence délibérée" à l'égard de l'université publique et, par conséquent, "il n'y a aucune possibilité de faire face aux carences endémiques de l'UPV". Ils ont également critiqué le fait que le gouvernement basque "met le tapis rouge sur les universités privées en promouvant un modèle élitiste d'enseignement universitaire".
Après les premières mobilisations sur le campus de Leioa, ils se mobiliseront mardi sur le campus de Donostia, mercredi à Gasteiz et jeudi devant la délégation du gouvernement basque à Bilbao.
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