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Les polices locales de Santurtzi lanceront une "grève de rigueur" pour réclamer une amélioration des conditions de travail

Selon ErNE, les agents ont commencé à appliquer strictement toute la réglementation et ont cessé de faire des renforts et des heures supplémentaires.

Santurtziko Udaltzaingoa
Police municipale de Santurtzi. Photo : EITB

La Police Municipale de Santurtzi a entamé une "grève à la manière japonaise"pour demander des améliorations au travail et à l'organisation, selon le syndicat ErNE, qui a indiqué que la situation avait atteint l'épuisement du carnet de plaintes pour trafic, suite à l'application stricte de la réglementation.

Dans un communiqué, ErNE a dénoncé le « grave conflit du travail » au sein de la police municipale de Santurtzi et a accusé le conseiller municipal de la région de ne pas offrir de volonté politique pour répondre aux demandes des travailleurs.

Le syndicat a expliqué que les agents ont maintenu pendant des mois une attitude "responsable et en faveur du dialogue", donnant la priorité au service public et à la sécurité des citoyens.

Parmi les principales revendications figure la suppression d'une sanction prévue dans l'actuel accord de productivité. Selon ErNE, les agents cessent de percevoir certains compléments liés au travail de nuit et de fête pendant les vacances, les congés médicaux ou les congés. Le personnel exige l'application du même critère que les autres fonctionnaires municipaux, qui perçoivent 100 % de leurs rémunérations dans ces situations.

En outre, le syndicat dénonce des irrégularités dans les niveaux de rémunération. Concrètement, il indique que les agents du groupe C1 continuent de percevoir le niveau 15, bien que la loi 6/2023 stipule qu'il doit y avoir entre 16 et 22. Il assure également que les premiers agents continuent à recevoir le niveau 17, bien que le Bureau spécifique ait décidé d'attribuer le niveau 19.

Critiques pour le manque d'effectifs aux fêtes de San Jorge

De même, ErNE met en garde contre les conséquences du conflit sur la sécurité des citoyens. Le syndicat rappelle que lors des dernières fêtes de San Jorge, à Santurtzi, seuls quatre agents ont patrouillé dans la rue dans les moments les plus fréquentés.

Lors de ces fêtes, il y a eu un coup de couteau que la centrale considère comme particulièrement grave compte tenu du manque structurel de personnel qu'elle dénonce depuis longtemps.

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