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MÉMOIRE HISTORIQUE
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Quarante ans se sont écoulés depuis l'attentat de l'hôtel Monbar de Bayonne, le plus sanglant perpétré par le GAL

Quatre personnes ont été tuées et une cinquième a été blessée. Des années plus tard, les auteurs matériels du meurtre, deux mercenaires de Marseille, ont été jugés. Au cours du procès, ils ont avoué avoir été engagés par les services secrets de l'État espagnol, mais cette enquête a été close faute de preuves.

Hotel Monbar puerta el 26 de septiembre de 1985, un día después del atentado de los GAL donde murieron cuatro personas
18:00 - 20:00
L'hôtel Monbar de Bayonne le lendemain de l'attentat. Photo : EITB

Ce jeudi 25 septembre marque le quarantième anniversaire de l'attentat de l'hôtel Monbar de Bayonne,le plus sanglant   perpétré parles GAL, qui a fait quatre morts et un cinquième blessé.

Augustin Irazustabarrena Urruzola, Inaxio Asteasuinzarra Pagola et José Mari Etxaniz Maiztegi sont morts sur place, tandis que Sabin Etxaide Ibargurenest décédé quelques heures plus tard à l'hôpital de Bayonne.

L'attentat a également blessé Jean Iriart. La police a trouvé 15 douilles de 9 millimètres sur les lieux.

Les assassins s'enfuirent en courant, mais plusieurs villageois les suivirent et réussirent à arrêter deux d'entre eux et à les arrêter.

Le GAL a reconnu la responsabilité de l'attentat. Pour sa part, l'ETA a publié un communiqué confirmant que les quatre morts faisaient partie du groupe.

Les jours suivants furent très tendus. La présence de la police fut remarquable aussi bien lors du transfert des cadavres au Gipuzkoa que lors des offices et enterrements qui se déroulèrent dans leurs villages d'origine (Astigarraga, Hernani, Urretxu et Zestoa).

Le procès des deux détenus s'est déroulé en 1989. Lucien Mattei et Pierre Frugoli, mercenaires de Marseille, ont reconnu au procès avoir été engagés par les services secrets espagnols. Ils ont été condamnés à la réclusion à perpétuité.

Dans le cadre de cette déclaration, les anciens policiers José Amedo et Michel Domínguez ont fait l'objet d'une enquête, mais en 1991, l'affaire a été classée au motif qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves. En 1995, le juge Baltasar Garzón de l'Audiencia Nacional a décidé de relancer l'enquête. En 2001, il a également clôturé cette procédure parce qu'il n'avait pas trouvé suffisamment de preuves.

Exposition de Gogora

En commémoration de cet anniversaire, l' Institut Gogora de la Mémoire, de la Coexistence et des Droits de l'Homme ouvrira le lundi 29 septembre prochain, au centre culturel Ernst Lluch de Donostia, une exposition sur l'attentat de l'hôtel Monbar, qui pourra être visitée jusqu'au 20 octobre.

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