75 % des absences au Pays Basque sont dues à des IT et non à l'absentéisme, selon un rapport de LAB
Le syndicat dénonce que la "fraude massive" n'est pas l'absentéisme, mais la désignation des maladies professionnelles comme maladies courantes.
Selon un rapport de la Fondation Ipar Hegoa sur l'absentéisme au Pays Basque, sur ordre de LAB, la majeure partie de ce que le patronat considère comme absentéisme sont des IT, 75 % des absences professionnelles, 11,7 % des congés parentaux et 0,4 % des heures syndicales.
Le rapport Ikusmira 21 a été présenté aujourd'hui à Bilbao par Inko Iriarte, responsable de la santé au travail de LAB, et Edurne Larrañaga, responsable de l'analyse.
Inko Iriarte a souligné que « le nombre de personnes qui ne se rendent pas au travail en Euskadi sans raison est insignifiant, car près de 100 % de ce qui est considéré comme un taux d'absentéisme correspond à l'incapacité temporaire, aux congés parentaux ou de garde, et aux heures syndicales des délégués ».
C'est pourquoi il a souligné que "les jours que le patronat qualifie d'absentéisme concernent les droits des travailleurs en matière de santé au travail, de congés ou d'heures syndicales".
Selon Iriarte, le rapport montre que "la réalité derrière ce concept qu'ils appellent absentéisme est très différente de ce qu'ils disent", mais " le patronat l'utilise pour restreindre les droits des travailleurs "et" masquer les lacunes des systèmes de prévention des entreprises ".
Le rapport cite également les données d'Osalan pour démontrer que le système de prévention échoue car, selon l'organisme de santé au travail, « en avril 2025, le nombre de maladies professionnelles a augmenté de 8,8 % ».
Muets, complices
Malgré l'augmentation de ce type de maladies, « les services de prévention les signalent de moins en moins ». En ce sens, la responsable de LAB estime que « les mutuelles ont un comportement actif dans la défense des intérêts des entreprises », car « les maladies professionnelles sont classées comme des maladies courantes au détriment du travailleur ».
"C'est la véritable arnaque géante", a souligné Iriarte, "et pas celle des travailleurs, mais celle des employeurs et des mutuelles" : "Il y a la fraude en classant les maladies professionnelles comme ordinaires".
L'étude montre également que "beaucoup de travailleurs" n'exercent pas leurs droits, ne prennent pas de permis pour "éviter la réponse de l'entreprise". "Tant qu'ils parlent d'absentéisme, cette réalité reste présente malgré les graves conséquences pour la santé et les relations de travail", ajoute-t-il.
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